Honduras : Le Clan 81, source de bien des maux.

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Le Clan 81 : Une promotion de l’Ecole Américaine de Tegucigalpa devenue un club d’entrepreneurs et de politiciens qui s’entendent comme larrons en foire pour phagocyter les richesses honduriennes. Voici deux des principaux protagonistes de ce clan, dépeints par le journal El Libertador.

Le chef du Clan 81
Camilo Atala Faraj est un parfait inconnu pour l’hondurien de la rue, ses actions laissent entrevoir une nature intérieure sans scrupules, un égoïste et un orgueilleux. Capable, comme il l’a déjà démontré, de financer la mort de populations s’il pense que ses intérêts sont en danger.

La relation de Atal avec la génération "américaniste" va au-delà d’une amitié datant de l’enfance, saupoudrée de relation d’amitié et de parenté, une ambition démesurée les unit pour s’approprier le pouvoir politique et les richesses du Honduras.

Vivarium du pouvoir
Les collègues d’Elvin Santos dans le Clan 81, se remarquent par leur situation économique : l’entrepreneure de télécommunications Anna Maria Villeda Ferrari de Kafati, mariée avec le “tsar de la franchise” de restauration rapide, Eduardo Kafati ; le maire de la capitale Ricardo Álvarez ; le président du Groupe Ficohsa, Camilo Atala Faraj ; le député nationaliste Antonio Rivera Callejas ; l’ex-Secrétaire de la Santé “maduriste” Elías Lizardo et Vicente Williams, fils de l’ex-présidentiable du même nom dans le gouvernement de Ricardo Maduro.

1) Elvin Santos Ordóñez, candidat présidentiel du Parti Libéral a beaucoup le chemin à parcourir pour devenir un leader. Il est urgent qu’il se remette en cause pour comprendre la qualité qui a rendu les protagonistes de l’Histoire immortels : l’humilité.

2) Santos Ordóñez appartient à la Promotion 81 de l’École Américaine de Tegucigalpa, peut-être la pépinière du pouvoir factieux hondurien dont les membres ont tous pris place dans les cercles politiques et patronaux, et qui , les années passant, sont devenus très liés.

Camilo Atala Faraj, le chef du Clan 81

Camilo Atala FarajIl n’y a pas de doute Camilo Atala Faraj est l’un des entrepreneurs les plus compromis dans le renversement du Président de la République, Manuel Zelaya Rosales. Lui et le reste des familles oligarques qui ont investi dans le coup d’état ne se sont jamais imaginées que maintenir le régime de fadto, présidé par Roberto Micheletti Baín et le général Romeo Vásquez Velásquez, deviendrait tellement onéreux et complexe à cause du rejet de la communauté nationale et internationale. Pire encore, il a établi les bases de la destruction de sa propre classe, la classe dominante, en même temps, il a légué un cadeau empoisonné à sa descendance et à d’autres gens très différents de lui : il a semé dans la tête de la majorité des honduriens créoles des sentiments xénophobes contre la communauté arabe.

Maduro a été le parrain

Camilo, hondurien d’origine cubano-palestinienne, est le leader des affaires multimillionnaires de sa famille qui a accumulé d’énormes gains pendant la présidentielle de Ricardo Maduro Joest (2002-2006), qui a gouverné avec et pour les banquiers. L’ex-président Maduro a créé pour ceux-ci le poste de ministre en charge des privatisations.

Atala Faraj est propriétaire du groupe financier Ficohsa qui comprend la Banque Ficohsa, l’Interaméricaine de Sécurité, la Ficohsa Express, la PSI – Projets et Services Immobiliers –, la Dicorp – Devises Corporatives – et la Fondation Ficohsa. Pour leur part la famille Faraj sont propriétaires de la chaîne de magasins Diunsa et des supermarchés La Colonia.
[NDT : voir Qui appuie Micheletti et le gouvernement de facto ?]

Le groupe Ficohsa a été administrateur des crédits provenants des initiatives du Traité de Libre Echange avec les États-Unis (CAFTA) pour étendre le commerce et les télécommunications, une affaire qui a des associés puissants dans tous les pays de l’Amérique centrale. Le Traité a été approuvé par le Congrès de la république présidé par l’actuel candidat à la présidence Porfirio Lobo Fade, au moment de la présidence de Ricardo Maduro

L’américaine de 81

Il est impossible de se référer à Camilo Atala sans parler de ses amis intimes de la promotion 1981 de l’École Américaine de Tegucigalpa, sans aucun doute l’une des plus influentes dans la vie politique et patronale du pays.

Dans ce groupe ressort Anna Maria Villeda Ferrari de Kafati, entrepreneure de télécommunications (Televicentro) et de restauration rapide (groupe Intur) ; Ricardo Álvarez, Maire de Tegucigalpa et ex-secrétaire privé de Ricardo Maduro ; Elvin Santos Ordóñez, entrepreneur dans la construction et candidat présidentiel pour le Parti Libéral ; Antonio Rivera Callejas, député nationaliste et banquier ; Elías Lizardo, ex-Ministre de la Santé du gouvernement “maduriste” ; et, Vicente Williams, fils de l’ex-présidentiable du gouvernement Maduro, Vicente Williams Agasse. Camilo est considéré comme le chef du “Clan 81”.

Unis par l’ambition

La relation de Atala avec la génération "américaniste" va au-delà d’une amitié datant de l’enfance, saupoudrée de relation d’amitié et de parenté, une ambition démesurée les unit pour s’approprier le pouvoir politique et les richesses du Honduras.

Dans leurs esprits froids et calculateurs ils ont tracé un plan pour obtenir la présidence de la république, d’abord avec la candidature d’Elvin Santos Ordóñez, qui avant le coup d’état occupait un poste clef dans les enquêtes d’acceptation populaire, mais la situation a changé et par son active participation dans le renversement de Zelaya il se trouve sérieusement désavantagé face au compétiteur nationaliste. Le peuple ne pardonne pas à Elvin la trahison d’un autre président Libéral.

Se suivent dans la liste des aspirants au poste présidentiel, dans le pur style des monarchies européennes, le nationaliste Ricardo Álvarez (prévu pour la présidence 2014-2018), suivi par Antonio Rivera Callejas (pour la présidence 2018-2022). Si existe un doute face à de telle affirmation, nous invitons à lire l’entretien réalisé par Mario Rivera Callejas, frère d’Antonio que publia le quotidien La Tribuna le 6 décembre 2008. Atala Faraj n’a pas de parti politique, il investit dans les deux partis majoritaires.

Un autre de ses amis est Marco Vinicio Zúniga Medrano, introduit comme Magistrat de la Cour Suprême de Justice, assigné à la Salle du Civil. a été représentant légal du Groupe Ficohsa.

Financier du coup

Selon une information exclusive d’El Libertador, Camilo Atala, lors d’une représentation de la Banque Ficohsa et en qualité de président du Conseil Patronal de l’Amérique Latine (CEAL), section Honduras, il a , conjointement avec d’autres entrepreneurs honduriens, passé contrat avec les entreprises américaines Orrick, Herrington et Sutcliffe LLP, la Vision Americas et Cormac Group pour réaliser un travail de lobbying auprès du Département d’État, du Conseil de Sécurité National, de la Chambre des Représentants et de la Chambre de Sénateurs des États-Unis.

L’intention officielle de la campagne est “de consolider la transition démocratique dans son pays”, “informer des faits relatifs au changement de monsieur (Manuel) Zelaya” et traiter des sujets comme “les relations entre les États-Unis et le Honduras”.
[NDT : Voir Le Honduras signe avec une entreprise de relations publiques pour améliorer son image aux États-Unis]

Comploteurs du malheur

Le président Zelaya a dénoncé que le banquier a eu des réunions secrètes vers le milieu de septembre avec l’ex-président Carlos Flores Facussé, le procureur général Luis Alberto Rubí, le Cardinal Oscar Andrés Rodríguez, l’entrepreneur Arturo Corrales, le maire de la capitale, Ricardo Álvarez et les candidats présidentiels des partis Libéral (PL), National 5PN), Pinu et Démocratie Chrétienne (DC), avec l’intention de boycotter le Plan Arias qui propose la restitution de Zelaya.
[NDT : Voir Mise à jour 11h26 (16h26 GMT), de Tegucigalpa]
Camilo Atala et ses amis sont désespérés dans leur tentative de consolidation du régime de facto et pour continuer les plans du contrôle de l’État et des richesses du Honduras, plans menacés par le style du gouvernement Zelaya. Mais ces messieurs oublient que depuis le 28 juin, le peuple hondurien a changé et il luttera pour obtenir des réformes structurelles profondes dans le pays à travers la tenu d’une Assemblée Nationale Constituante.

Source : El Libertador El jefe del clan del 81
Traduction : Primitivi

Elvin Santos, le Clan 81 pépinière de bourgeois

Elvin Santos OrdóñezL’écrivain et le théologien français Francois Fénelon (1651-1715) a dit une fois : “Si vous voulez former un jugement au sujet d’un homme, observez qui sont ses amis”. A la lueur de cette maxime, Elvin Santos est cadre du pouvoir et a été formé pour sauvegarder “l’ordre” imposé aux Honduriens.

Une partie de cet ordre a été la stratégie qui a permi de maintenir le pays éloigné du développement, d’un système éducatif moderne, de la dignité et, en général, d’une vie de qualité.
Ces facteurs rendent manipulable une population marginalisée. Et c’est comme cela que les copieuses larmes d’Elvin ont pu inspirer la pitié de la base de son parti ce qui lui a permis de triompher au sein des élections internes. Dans son innocence, le peuple s’identifie aux victimes : l’unique mérite d’Elvin pour aspirer gouverner le Honduras à partir de 2010. L’ex-vice président du pays et maintenant candidat présidentiel pour le Parti Libéral est un homme qui estime beaucoup l’amitiée au sein de son milieu ce que n’ont jamais eu trois millions de ses compatriotes opprimés par la misère et accrochés à l’espoir qu’ils seront heureux quand ils mourront.

Santos, ingénieur civil spécialisé dans l’administration de projets, est le président de la compagnie familiale Santos&Cie, S.A. de C.V., et s’est consacré à la construction de routes, de ponts et de complexes d’habitations ; il est propriétaire de grandes étendues de terrains urbains et ruraux destinés à la construction de projets de logements. La famille Santos est aussi l’un des associés propriétaires du centre commercial Mall Las Cascadas, construit grâce à de l’argent hondurien et guatémaltèque, pour un coût aproximatif de 30 millions de dollars.

Le grand succès des affaires de Santos se doit à l’attitude entreprenante de l’ex-maire de la capitale l’ingénieur Elvin Santos Lozano et à l’habileté administrative de son épouse Sonia Ordóñez Laffise de Santos, les parents d’Elvin. Madame Sonia est apparentée avec le Président Manuel Zelaya Rosales, par la branche des Ordóñez.

Le client le plus important de Santos&Cie est l’État et dans les millions de projets qu’elle tient du gouvernement Zelaya, on peut trouver : l’achèvement du périphérique, à un coût de 400 millions de lempiras ; la réparation de l’aéroport de Roatán au prix de 90 millions ; la maintenance de la route Tegucigalpa-Catacamas pour 50 millions et l’exécution du tronçon Zamorano-Güinope évalué à 70 millions. Cette information a été fournie à un quotidien de la capitale par la gérante de Santos&Cie, Kathia Pastor.
Par délégation du Président Zelaya, le vice-président Elvin Santos a été nommé directeur de l’Institut de la Propriété, charge qui semble convenable pour ceux qui se consacrent à l’acquisition de terrains avec des vues urbanistiques.
Santos a aussi eu sous sa responsabilité l’avancement des projets du Plan Trifinio, créé pour développer la région frontalière du Guatemala, du Honduras et du Salvador ; et, la Commission Exécutive de la Vallée de Sula, responsable de l’exécution d’infrastructure pour exploiter l’eau et la terre (bords de contention, canaux de drainage, vannes, etc.).

“la génération américaine”

Elvin Santos appartient à l’une des générations diplômées de l’École Américaine de Tegucigalpa qui s’est le plus installée dans les sphères politique et patronale et qui, malgré les années, conservent une amitié étroite. Il s’agit de la Promotion de 1981, de laquelle sortirent l’entrepreneuse des communications et de restauration rapide Anna Maria Villeda Ferrari de Kafati, le maire de la capitale Ricardo Álvarez, le président du Groupe Ficohsa Camilo Atala Faraj, le député nationaliste Antonio Rivera Callejas, l’ex-Ministre de la Santé “maduriste” Elías Lizardo et Vicente Williams, fils de l’ex-présidentiable du même nom dans le gouvernement de Ricardo Maduro.
Camilo Atala, considéré le chef du “clan de la promotion 81”, à travers de la banque Ficohsa, a été la source principale pour le financement des affaires d’Elvin Santos. Anne Maria Villeda de Kafati, devait être la candidate à la vice-présidence du mouvement Elvincista, mais la pression familiale l’en a empêché.
Ricardo Álvarez est parrain de Santos Ordóñez et, selon les affirmations de journalistes d’une radio de la capitale, Elvin Santos a prêté les machines nécessaires à la réparations des rues de Tegucigalpa à Ricardo Álvarez pour l’aider ainsi dans sa campagne de réélection en tant que maire à la mairie du District Central.

Pepe l’ennemi dans la maison

Dans des cercles politiques on manie l’hypothèse que le candidat présidentiel du Parti National, Pepe Lobo, s’est uni à Micheletti pour empêcher la candidature d’Elvin Santos dans son mouvement, en faveur d’Elvin Santos on trouve Antonio Rivera Callejas et Ricardo Álvarez qui actuellement peuvent mener Pepe Lobo à la déroute, en échange de quoi Santos appuiera les futures aspirations présidentielles d’Álvarez et de Rivera Callejas. Sont-ce bien des élucubrations ?

“Malappris et fils à papa”

À 45 ans, Elvin Santos se comporte comme si il était encore le “fils de papa” ou le “fils du propriétaire”, une caractéristique propre aux enfants riches et gâtés. Il ignore la signification de l’humilité et l’orgueil affleure dans ses apparitions publiques. Il est irascible et il perd le contrôle avec facilité. De cela les ouvriers de l’entreprise Santos&Cie l’ont ressenti jusque dans leurs chairs.
Même, les personnalités politiques sorties de l’Institut de la Propriété comme Cecilio “Chilo“ Cruz, qui a renoncé à un virage (politique) plutôt que de continuer à endurer les insultes d’Elvin.

S’il désire devenir le Président du Honduras, il est temps de réfléchir, puisqu’il va s’affronter à un “Pepe” Lobo détendu, simple et souriant.
Ses crises et sa conduite menaçante pourraient le mener à l’échec politique, le même échec que l’ex-président Carlos Flores Facussé a subit quand il s’est affronté à un Rafael Leonardo Callejas souriant en 1989. La magie a appris à Flores que l’arrogance produit seulement des anticorps et que ceux issues d’un “berceau d’or” montrent seulement de la démence quand ils assurrent qu’ils sont des propriétaires du Honduras.
Ce qui peut racheter Elvin Santos c’est sa femme Becky Mazanares, ex-reine de beauté, élégante, ayant des manières raffinées, une facilité d’expression et d’une grande beauté physique dont il peut profiter pour donner l’image d’un homme politique moderne.
Un orateur mourrait de nouveau s’il écoutait parler Elvin. Une autre erreur. Le sentier qu’il commence lui impose qu’il surpasse ses défauts en tant qu’orateur et apprenne à construire un discours cohérent et crédible, et à démontrer qu’il est pas seulement loyal à ses amis et à ses intérêts personnels, mais capable de sortir de la misère le peuple qui pourrait le nommer président de la République, en faisant croire que les pleurs elvincistes sont la même douleur que traîne le milieu social déshérité.

Source : El Libertador Clan del 81, semillero de burgos
Traduction : Primitivi

[NDT : quasiment toutes les personnes citées ici peuvent être retrouvées dans l’article Qui appuie Micheletti et le gouvernement de facto ?]