COURS CARNAVAL !

Soupe de nouilles et surenchère
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Pendant que les autorités cherchent sur qui taper, Carnaval court toujours et se marre, lui qui n’a pas besoin qu’on l’organise, qu’on le maintienne ou qu’on l’interdise !

Et ben, quelle rigolade !

La surenchère médiatique qui s’est engagée cette année pousse les autorités à "trouver des responsables". Mais à moins d’arrêter Carnaval lui-même et de l’enfermer pour toujours, on ne voit pas bien qui pourrait porter ce trop grand chapeau.

  • Mercredi dernier, une dizaine de membres de la collégiale de l’association "la Plaine sans frontières », dont un des collaborateurs de Primitivi fait partie ont été convoqués à l’évêché en audition libre pour y répondre d’une "suspicion d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction d’organisation d’un évènement non déclaré" à propos du Carnaval de la Plaine, qui s’est tenu dimanche 21 mars.

La Plaine Sans frontières ?

La création de cette association remonte à 2000, pour promouvoir la vie de quartier et l’organisation d’évènements festifs. Elle avait alors participé, entre autres, à la préparation des premiers carnavals de la Plaine. Son activité se réduisant de plus en plus dans les années 2000, elle avait décidé de ne plus intervenir dans son organisation et était tombé en sommeil pendant des années.

En 2017, l’association a été réactivée à l’occasion d’une plainte déposée contre la SOLEAM pour essayer de freiner l’abattage sauvage des arbres de la Plaine. L’un des collaborateurs de Primitivi, qui suivait alors de près le combat des habitants du quartier pour la réalisation d’un documentaire, avait accepté d’en devenir membre. Cette plainte n’ayant eu aucune suite, certains des membres de ce collège ont quitté Marseille, l’un d’entre eux est mort, et la plupart des autres ne se croisent que de façon occasionnelle. L’association n’a jamais, depuis 15 ans ni organisé ni appelé au Carnaval de la Plaine.

Partant de « pourquoi avez-vous organisé le Carnaval ? », le policier qui a interrogé notre camarade, pas bien méchant et derrière lequel une affiche ACAB : All Cops Are Brothers était placardée, rageait que dix fonctionnaires perdent une journée entière a aller délivrer à domicile 10 convocations, puis a interroger les 10 membres dans 10 bureaux différents. Il a bien dû reconnaitre que « la Plaine sans frontières » n’apparaissait sur aucun des documents (affiches, post Facebook,…) dont il disposait, ni sur aucun appel au Carnaval. La police a quand même pris en photo, enregistré les empreintes digitales comme dans un film policier et confisqué les téléphones de tous les convoqués, sauf celui de notre collaborateur qui l’avait malencontreusement égaré. Tous sont maintenant obligés d’aller ennuyer des avocats qui auraient bien d’autres choses à foutre.

Il faut dire qu’une plâtrée de nouilles qui auraient mieux fait d’y réfléchir à deux fois s’est donnée rendez-vous au lendemain du carnaval pour faire partir le buzz de la recherche d’organisateurs à montrer du doigt et à punir. Ces nouilles de Marsactu n’ont pas trouvé mieux que de mélanger tout en brodant sur les témoignages recueillis on ne sait où, de deux nouilles imprudentes, (pensant bien faire et qui disent aujourd’hui qu’on a déformé leurs propos), présentées comme « ex-organisateurs » ayant décidé de « maintenir le Carnaval », et se désolant de son ampleur inattendue. Une autre nouille de la majorité du Conseil municipal pourtant bien intentionnée, n’a pas trouvé mieux que d’aller raconter à France bleu qu’il était présent au Carnaval, s’attirant les foudres de ses collègues, puis d’un député LR s’imaginant là une occasion de briller, puis de cette patate de Darmanin en rajoutant une couche à l’Assemblée Nationale ! 


Et cette courge de préfète qui n’a envoyé ses soldats qu’après la fin de la crémation du Caramentran. N’aurait-elle pas participé à l’organisation du Carnaval en s’assurant que tout se passe bien plutôt que de l’interdire à son départ de la Plaine ?


Pendant ce temps, Carnaval se marre en se préparant un bonne sauce tomate épicée, lui qui qui n’a pas besoin qu’on l’organise ou qu’on le maintienne ! Il court toujours et il va vite : il parait qu’on l’aurait vu à Sète la semaine dernière.

Cours Carnaval, le vieux monde est derrière toi. Et reviens nous voir un de ces quatre !

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