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Le Centre de Recherche Historique du Honduras fermé au public et aux chercheurs par les forces de l’ordre pour un "événement officiel"

samedi 10 octobre 2009

En violant les conventions de protection du patrimoine et les droits des citadins à l’accès à la culture et aux espaces publics, Myrna Castro, Le "ministre" de facto de la Culture, des Arts et des Sports a fait bloquer l’accès au Centre de Recherche historique du Honduras.

Apparemment à l’intérieur du Centre se déroulait un événement “culturel officiel” et pour cette raison des membres de la police anti-émeute ont été posté aux alentours de trois heure de l’après-midi devant l’entrée de l’édifice patrimonial, en empêchant la l’accès à toute personne incluant les chercheurs et les historiens.

Elle est telle, la paranoïa du Myrna Castro qu’elle a fait bloquer la sortie du personnel qui travaille dans l’édifice à l’heure exacte de l’événement, certainement pour que le personnel " ne ternisse" pas sa présence sophistiquée.

L’historienne Natalie Roque a essayé d’être admis dans l’édifice, pour faire une recherche à la bibliothèque dans le fichier ethno-historique, mais c’est avec surprise qu’elle s’est vue refuser l’entrée et qu’elle a appris que tout accès au centre de recherche était interdit sur “ordre supérieur”.

“Alors que j’essayais d’entrer ils m’ont arrêté, si c’est vous je crois que vous ne pouvez pas être admise”, “qui croyez-vous que je suis ai-je dit, le policier a répondu : montrez-moi votre carte d’identité, si c’est Natalie Roque elle ne peut pas être admise”. “Je suis resté plus de 45 minutes devant l’entrée du Centre, entourée d’environ quinze policiers, je me suis entretenu avec eux, je leur ai parlé de la culture, des espaces publics et du patrimoine, j’ai été aimable” il a dit.

“Finalement après avoir vu mon insistance, le conseiller - un garde du corps de Mme Castro - m’a menacé de me faire passer quelques jours en prison”. “Je leur ai expliqué que je suis historienne et citoyenne et c’est pourquoi j’ai tout à fait le droit d’entrer, de plus mon cas n’est pas unique, tous les historiens qui travaillent dans l’Institut d’Anthropologie ont été expulsés des salles de recherche du centre, suivant en cela les ordres de Mme Castro” a-t-elle précisé.

Ce qui se passe aujourd’hui confirme nos plaintes, la ministre ignore non seulement la signification de ce qu’est la culture, mais elle ignore également les objectifs du centre de recherche historique et le statut des espaces d’usage public en général. Tandis qu’elle réalise des cocktails, elle pose pour des photographies et finance des défilés de modes, elle annule les budgets pour des publications, les campagne de lecture, et l’appui à des artistes.

De plus ces faits confirment la participation directe de la ministre à la répression des artistes et des intellectuels, puisque, après avoir demandé aux policiers combien ils étaient, ils ont répondu “il y a nous plus ceux du Congrès, qui attendent le soi-disant”, c’était le même contingent qui a réprimé 27 août dernier le poète Ludwin Varela et les jeunes filles de l’historienne Rossibel Herrera après avoir fini un acte dans la Bibliothèque nationale.

Nous en appelons à la communauté artistique et culturelle, à tout le peuple hondurien et à la communauté internationale pour se prononcer contre ces actions arbitraires et répressives, qui violent des accords internationaux et violentent le droit de la citoyenneté à l’intégrité personnelle et à la jouissance de son droit d’accès à la culture, au patrimoine et aux espaces publics.

NOUS RÉPUDIONS LA PRÉSENCE ET TOUTES LES ACTIONS DE MYRNA CASTRO DANS LE SECRÉTARIAT DE CULTURE, D’ARTS ET DE SPORT
NOUS IGNORONS SON AUTORITÉ
NOUS CONDAMNONS LA MILITARISATION DES ESPACES CULTURELS, DU PATRIMOINE ET DES LIEUX PUBLICS
NOUS CONDAMNONS LA POURSUITE ET LA RÉPRESSION FAITE CONTRE LES HISTORIENS, LES ARTISTES ET LES INTELLECTUELS

RÉSISTANCE ART ET CULTURE

Source : Vos El Soberano Militarizado Centro de Investigaciones Históricas de Honduras : Impiden acceso a historiadora
Traduction : Primitivi

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