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Visitez le site du film et regardez "La fête est finie"

dimanche 14 janvier 2018, par Primitivi

Hey people ! Visitez le site exprès pour le film de Nicolas Burlaud produit par Primitivi ! Allez voir ici : http://lafeteestfinie.primitivi.org/

Sorti en salles,
Diffusé plusieurs centaines de fois, en france comme à l’étranger,
Traduit en 4 langues,
Devenu une vraie archive marseillaise de l’année "captale européenne de la Culture", à contre-courant du récit écrit par les gentrifieurs,
"La fête est finie" est désormais visible et téléchargeable par tous !!!

> Plus d’infos sur le site du film : http://lafeteestfinie.primitivi.org/
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- Le film revient sur l’année 2013 ou Marseille eut le triste privilège d’être élue "capitale européenne de la Culture", et sur l’utilisation qui fut faite de cet évènement.
- 74’ couleur.
- Film réalisé en autoproduction, avec l’aide de la compagnie de théatre "les Inachevés".
- Réalisation : Nicolas Burlaud
- Musique : Laurent Pernice, Dupain, Pierre-Lo Bertolino, Manu Théron, Keny Arkana, Farouche Zoé

Synopsis : Partout en Europe, sous les assauts répétés des politiques d’aménagement, la ville se lisse, s’embourgeoise, s’uniformise. Cette transformation se fait au prix d’une exclusion des classes populaires, repoussées toujours plus loin des centres-villes.
L’élection de Marseille en 2013 au titre de « Capitale Européenne de la Culture » a permis une accélération spectaculaire de cette mutation. Là où brutalité et pelleteuses avaient pu cristalliser les résistances, les festivités, parées de l’aura inattaquable de « la Culture », nous ont plongés dans un état de stupeur. Elles n’ont laissé d’autre choix que de participer ou de se taire.

Nous installons en notre sainte citadelle ce monstre de malheur.
À ce moment aussi, Cassandre ouvre la bouche, dévoilant l’avenir,
elle que, par l’ordre d’un dieu, les Troyens n’ont jamais crue.
Et nous, malheureux, qui vivions notre dernier jour dans la ville,
nous ornons les temples des dieux de feuillages de fête.

Virgile, ÉNÉÏDE, Livre II

Résumé

Marseille est en passe de devenir une ville comme les autres. Sous les assauts répétés des politiques d’aménagement, elle se lisse, s’embourgeoise, s’uniformise. Cette transformation se fait au prix d’une exclusion des classes populaires, repoussées toujours plus au Nord. Son élection en 2013 au titre de capitale européenne de la culture a permis une accélération spectaculaire de cette mutation.
Là ou brutalité et pelleteuses avaient pu cristalliser inquiétude, résistances et analyses, les festivités nous ont plongés dans un état de stupeur. Elles n’ont laissé d’autre choix que de participer ou de se taire.

- Le film revient sur l’année 2013, ou Marseille fut élue "capitale européenne de la Culture", et porte un regard critique sur l’opération, et sur son utilisation comme un accélérateur des processus de mutations urbaines qui redessinent la ville.
"La fête est finie" tresse trois récits :

- celui de l’épisode du cheval de Troie : les Danaéens, ayant
sans succès assiegé la ville de Troie pendant dix ans décident
d’employer la ruse. Les Troyens, découvrant le cheval, débattent
pour savoir s’il faut s’en méfier ou lui faire honneur. Cassandre les
presse de le détruire mais la majorité décide de le faire entrer dans Troie. Ils préparent alors une fête immense et ornent les temples de feuillage de fête. On sait comment se termine l’histoire.

- Celui des festivités organisées pendant l’année "Capitale de la
Culture". Des grands évènements de rue qui prennent une dimension
métaphorique, lorsque les marseillais défilent lors d’une grande
transhumance de moutons guidée par une femme en longue robe
blanche juchée sur 3 chevaux noirs, où lorsque un artiste de rue fait
fabriquer au public une Ville de carton.

- Celui de la transformation urbaine de Marseille, véritable campagne
militaire par exemple sur la façade maritime, rebaptisée "waterfront"
par les élites locales et leurs "partenaires privés". On voit aussi
quelles résistances ce processus engendre, certains se demandant quelle
place leur sera laissée dans "la Ville Nouvelle" qu’on leur promet.

Au delà de l’interêt local, le film dresse le portrait de la
concurrence acharnée que se livrent les villes moyennes et grandes en
Europe pour attirer les investisseurs et la petite bourgeoisie
intellectuelle qui fait les métropoles. Il pose également
un regard sur le renversement historique que nous vivons où "la
Culture", vecteur et valeur traditionnels d’émancipation pourrait bien
devenir, si ses acteurs ne s’interrogent pas sérieusement sur leur rôle,
une arme au service de la bourgeoisie d’affaire et des promoteurs
immobiliers.

Un film utile qui doit être vu maintenant pour pouvoir faire le bilan de ce que nous avons vécu à Marseille, et mettre des mots sur ce dont la "Capitale européenne de la culture" a été le nom.

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