La fête est finie

dimanche 14 décembre 2014, par Primitivi

Hey people ! On a fait un site exprès pour le film de Nicolas Burlaud produit par Primitivi ! Allez voir ici : http://lafeteestfinie.primitivi.org/

- Le film revient sur l’année 2013 ou Marseille eut le triste privilège d’être élue "capitale européenne de la Culture", et sur l’utilisation qui fut faite de cet évènement.
- 74’ couleur.
- Film réalisé en autoproduction, avec l’aide de la compagnie de théatre "les Inachevés".
- Réalisation : Nicolas Burlaud
- Musique : Laurent Pernice, Dupain, Pierre-Lo Bertolino, Manu Théron, Keny Arkana, Farouche Zoé

Prochaines diffusions :

Le film sortira en salles le mercredi 4 novembre En partenariat avec : Les Amis du Monde Diplomatique, Les Mutins de Pangée, le journal CQFD, Mediapart, le Ravi, la revue Cassandre/Hors champ et la radio Fréquence Paris Plurielle !

À Marseille : Le film sera en exclusivité au cinéma Les Variétés

> Mardi 3 novembre à 20h00 - ultime avant-première en présence du réalisateur et en partenariat avec CQFD et Le Ravi puis à l’affiche à partir du 4

Cinéma Les Variétés 37, Rue Vincent Scotto 13001


À Paris : Le film sera en exclusivité au cinéma Les 3 Luxembourg, à l’affiche à partir du 4.

Trois soirées en présence du réalisateur :

> Mercredi 4 novembre à 19h30 En partenariat avec Les Amis du Monde Diplomatique, en présence d’Anne Clerval - auteure de Paris sans le peuple, la gentrification de la capitale - Ed La Découverte - 2013.

> Vendredi 6 novembre à 19h30 En partenariat avec le journal CQFD et la radio FPP (Fréquence Paris Plurielle)

> Dimanche 8 Novembre à 19h30 En partenariat avec l’association ADDOC (Association des cinéastes documentaristes)

Cinéma Les 3 Luxembourg 67, Rue Monsieur le Prince 75006


Puis tournée un peu partout en France en présence du réalisateur ! Programmation en cours à suivre ici : http://lafeteestfinie.primitivi.org...

Synopsis : Partout en Europe, sous les assauts répétés des politiques d’aménagement, la ville se lisse, s’embourgeoise, s’uniformise. Cette transformation se fait au prix d’une exclusion des classes populaires, repoussées toujours plus loin des centres-villes. L’élection de Marseille en 2013 au titre de « Capitale Européenne de la Culture » a permis une accélération spectaculaire de cette mutation. Là où brutalité et pelleteuses avaient pu cristalliser les résistances, les festivités, parées de l’aura inattaquable de « la Culture », nous ont plongés dans un état de stupeur. Elles n’ont laissé d’autre choix que de participer ou de se taire.

> Plus d’infos sur le site du film : http://lafeteestfinie.primitivi.org/ > Visiter et aimer la page FACEBOOK

Nous installons en notre sainte citadelle ce monstre de malheur. À ce moment aussi, Cassandre ouvre la bouche, dévoilant l’avenir, elle que, par l’ordre d’un dieu, les Troyens n’ont jamais crue. Et nous, malheureux, qui vivions notre dernier jour dans la ville, nous ornons les temples des dieux de feuillages de fête.

Virgile, ÉNÉÏDE, Livre II

Résumé

Marseille est en passe de devenir une ville comme les autres. Sous les assauts répétés des politiques d’aménagement, elle se lisse, s’embourgeoise, s’uniformise. Cette transformation se fait au prix d’une exclusion des classes populaires, repoussées toujours plus au Nord. Son élection en 2013 au titre de capitale européenne de la culture a permis une accélération spectaculaire de cette mutation. Là ou brutalité et pelleteuses avaient pu cristalliser inquiétude, résistances et analyses, les festivités nous ont plongés dans un état de stupeur. Elles n’ont laissé d’autre choix que de participer ou de se taire.

- Le film revient sur l’année 2013, ou Marseille fut élue "capitale européenne de la Culture", et porte un regard critique sur l’opération, et sur son utilisation comme un accélérateur des processus de mutations urbaines qui redessinent la ville. "La fête est finie" tresse trois récits :

- celui de l’épisode du cheval de Troie : les Danaéens, ayant sans succès assiegé la ville de Troie pendant dix ans décident d’employer la ruse. Les Troyens, découvrant le cheval, débattent pour savoir s’il faut s’en méfier ou lui faire honneur. Cassandre les presse de le détruire mais la majorité décide de le faire entrer dans Troie. Ils préparent alors une fête immense et ornent les temples de feuillage de fête. On sait comment se termine l’histoire.

- Celui des festivités organisées pendant l’année "Capitale de la Culture". Des grands évènements de rue qui prennent une dimension métaphorique, lorsque les marseillais défilent lors d’une grande transhumance de moutons guidée par une femme en longue robe blanche juchée sur 3 chevaux noirs, où lorsque un artiste de rue fait fabriquer au public une Ville de carton.

- Celui de la transformation urbaine de Marseille, véritable campagne militaire par exemple sur la façade maritime, rebaptisée "waterfront" par les élites locales et leurs "partenaires privés". On voit aussi quelles résistances ce processus engendre, certains se demandant quelle place leur sera laissée dans "la Ville Nouvelle" qu’on leur promet.

Au delà de l’interêt local, le film dresse le portrait de la concurrence acharnée que se livrent les villes moyennes et grandes en Europe pour attirer les investisseurs et la petite bourgeoisie intellectuelle qui fait les métropoles. Il pose également un regard sur le renversement historique que nous vivons où "la Culture", vecteur et valeur traditionnels d’émancipation pourrait bien devenir, si ses acteurs ne s’interrogent pas sérieusement sur leur rôle, une arme au service de la bourgeoisie d’affaire et des promoteurs immobiliers.

Un film utile qui doit être vu maintenant pour pouvoir faire le bilan de ce que nous avons vécu à Marseille, et mettre des mots sur ce dont la "Capitale européenne de la culture" a été le nom.

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