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Position du parti SADI sur la situation actuelle du Mali 5 mars 2013

mardi 5 mars 2013, par kalamityframe

Le Parti SADI s’insurge contre l’imposition de l’état d’urgence comme moyen de museler ceux qui pensent autrement et de bloquer le débat politique contradictoire.

Le Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) exprime son inquiétude face à la gestion extra malienne de la guerre qui se déroule sur notre territoire.

Le Parti SADI salue les victoires successives de l’armée malienne soutenue par les armées française, Tchadienne et nigérienne qui ont permis la reconquête totale de Konna, Douentza, Bamabaramaoude, Leré, Niafunké, Goundam, Diré, Tombouctou, Ansongo, Bourem et Gao. Les militants du Parti s’inclinent devant la mémoire des vaillants soldats maliens et étrangers tombés sur le champ de l’honneur, prient pour le repos de leur âme et pour le prompt rétablissement des blessés. Le Parti SADI rend un hommage appuyé à l’Armée tchadienne qui a payé le prix fort des armées étrangères au Mali. Vingt-sept(24) soldats tchadiens ont perdu la vie, sans compter les blessés, suite à des embuscades et à des trahisons multiples. Nos forces armées et de sécurité ont perdu trente-sept combattants. La France a également perdu trois militaires dans cette guerre imposée à notre pays.
Après la reconquête des principales villes de la région de Gao et de Tombouctou, l’armée malienne a été reléguée au second plan par l’Etat-major français qui dirige cette guerre.

Les français sont les seuls à être acceptés dans la région de Kidal par leurs « amis » du MNLA. Les tchadiens déterminés et engagés se retrouvent alors isolés sur un terrain montagneux, hostile et inconnu. Cette situation profite aux djihadistes et leurs alliés du MNLA. Ils infligent des pertes irréparables à nos hôtes.
Le Parti SADI exprime son incompréhension face à l’attitude de la France qui croit aux promesses du MNLA de libérer des otages dont il ne sait même pas ou ils se trouvent. Comment la France, applaudie partout au Mali, et dont le président François Hollande est venu parader à Sévaré, à Tombouctou et à la Place de l’Indépendance à Bamako, comme un vrai conquistador qui délimite son territoire face aux autres puissances, comment cette France peut-elle convenir avec ses « amis » du MNLA, qui sont les ennemis du Mali pour écarter l’armée malienne de la reconquête de son territoire et rentrer dans des combines avec des terroristes séparatistes ayant massacré des soldats maliens désarmés le 24 janvier 2012 à Aguel Hoc ? Ce crime de guerre qui n’a jamais été condamné par la France ne doit pas rester impuni.
Pourquoi la France se voit obliger de bombarder le Mouvement Arabe de l’Azaouad qui a infligé une belle raclée à leurs « amis » du MNLA ? Allons-nous continuer à laisser la communication autour de cette guerre sur notre territoire aux Ministres français de la Défense et des Affaires étrangères ?
Pour avoir la « tranquillité », le Prof Dioncounda Traoré et l’Assemblée Nationale imposent le silence par l’entremise d’un état d’urgence. Ils passent par ce moyen pour inonder les moyens de communication (radios, télévisions, journaux, sites internet) d’informations inexactes, de diffamations et de contre-vérités afin d’améliorer leur image ternie par leurs accointances, leur voracité financière et politique et leur soutiens au régime défunt de Amadou Toumani Touré. Ils continuent à croire que le Peuple est dupe.

Qui a donné à l’Armée française les« pleins pouvoirs » sur notre sol et délimiter ainsi la progression de notre armée sur son territoire ?
SADI demande que soit mise en place une Commission Nationale chargée de coordonner cette guerre et de préparer la paix et la reconstruction politique, sociale et économique de notre pays. Cette Commission sera informée régulièrement sur le niveau d’avancement vers la reconquête nationale. Nous ne pouvons pas laisser des puissances étrangères, fussent-elles nos « libérateurs », planifier seules ou avec leurs « amis » séparatistes cette guerre qui se déroule sur notre territoire.

Le Parti SADI s’insurge contre l’imposition de l’état d’urgence comme moyen de museler ceux qui pensent autrement et de bloquer le débat politique contradictoire. Cet état d’urgence est une censure générale, qui selon ses concepteurs, permettra aux forces rétrogrades au pouvoir (ADEMA, le PDES, PARENA et l’URD) de s’approprier les médias d’état pour améliorer leur image et imposer leur vision de la crise malienne et de la guerre actuelle.
Le Prof Dioncounda Traoré profite de cette période, que le Peuple a voulu de communion avec notre armée, pour régler des comptes avec ceux qui contestent sa légitimité. Il instrumentalise les services de la Sécurité d’Etat sous son autorité pour interpeller, maltraiter, humilier et torturer impunément ses adversaires idéologiques et politiques.

Le Parti SADI dénonce également l’enlèvement de Dr Oumar Mariko, secrétaire général du Parti, par des hommes de la Sécurité d’Etat armés et en tenue civile. Cette tactique d’intimidation a également été utilisée contre le doyen Victor SY, que la sécurité d’état considère comme père spirituel de Dr Oumar Mariko. Ces tentatives d’intimidations, de persécution et de harcèlement n’entameront en rien l’engagement des patriotes maliens déterminés à imposer le changement démocratique véritable.
De quel droit le Prof Dioncounda Traoré s’en prend-il au doyen Victor Sy, âgé de 78 ans, par l’entremise de la Sécurité d’Etat, pour le soumettre à un interrogatoire long, impertinent et incohérent sur le problème dit des bérets rouges ? Tous les maliens savent que Victor Sy et Oumar Mariko ne sont ni de près ni de loin impliqués dans cette histoire dont les principaux commanditaires sont le Prof Dioncounda Traoré et ses amis de l’ADEMA, du PARENA, de l’URD, du PDES et du FDR.

Le Parti SADI rappelle au gouvernement de fait, imposé par les chefs d’état de la CEDEAO, que le harcèlement politique et la vengeance inutile n’amélioreront en rien leur bilan des vingt dernières années qui a plongé le pays dans l’abime.
Notre Parti interpelle le Président français sur les agissements anti démocratiques et les réflexes dictatoriaux des autorités illégales et illégitimes du Mali. Ces autorités, imposées de nouveau à notre Peuple par le syndicat des chefs d’état de la CEDEAO, profitent de la présence française pour réprimer leurs adversaires politiques et renforcer l’idée qu’au Mali celui qui est au pouvoir fait ce qu’il veut, la France le soutient.
Que le Président François Hollande s’imagine comment se réveillera le Peuple français en apprenant l’enlèvement de Jean François Copé par des hommes armés commandités par les services secrets français dépendant eux-mêmes du président de la république ? Comment réagiront les partis politiques français PS, UMP, FN, PCF, Front de Gauche en apprenant que Monsieur COPE, l’opposant au gouvernement socialiste, a été enlevé par des hommes armés en tenue civile tirant des coups de feu en l’air et qu’il a été encagoulé, jeté dans une chambre sans matelas et qu’il a été privé de nourriture pendant plus de 24 heures ? Les droits de l’homme ne sont-ils pas universels ?

Comment le Président français accepte-t-il que ce pouvoir illégitime du Mali utilise le central téléphonique, installé à Souleymanebougou par la France pour plus d’un million d’euros, pour traquer ses opposants en les plaçant sur table d’écoute comme des vulgaires criminels ? Ceci est-il acceptable en France ou est-il simplement raisonnable pour les « démocraties africaines » ?

Ceux qui ne font pas confiance à notre armée nationale et qui sont offusqués de la voir remplir courageusement sa mission orchestrent une autre campagne d’intoxication contre elle dite d’exactions contre les civiles à Gao et Tombouctou. Est-ce une campagne qui servira de perche tendue à l’armée française pour lui permettre de justifier l’isolement de l’armée malienne et lui interdire l’accès à Kidal conformément aux exigences du groupe terroriste et séparatiste ?
Le Parti SADI rappelle au gouvernement malien que les soldats doivent manger à leur faim et être correctement soignés et être équipés de gilets pare-balles, des casques et des rangers. Nos soldats réalisent des exploits sur le théâtre des opérations qui justifient davantage que tous les moyens soient mis à leurs dispositions. Il ne sert à rien de saper le moral des troupes en essayant de les opposer à leur hiérarchie.
SADI demande que les gaspillages, les détournements et l’octroi arbitraire des marchés publics cessent et que les ressources budgétaires accordées à certaines institutions inutiles, inefficaces et improductives comme l’assemblée nationale, le haut conseil des collectivités territoriales, le conseil économique social et culturel, les conseils d’administration, les séminaires et les visites de terrain, soient directement affectées à l’armée pour renforcer son équipement et améliorer les conditions de vie des soldats engagés sur le front. Le gouvernement pourra également réduire son train de vie en réduisant le nombre de ses membres et en évitant les activités non stratégiques qui ne contribuent pas à l’effort de guerre et à la construction de la paix.
Le parti SADI réitère l’urgence des Concertations Nationales afin de mieux gérer cette guerre pour préparer la cohésion nationale, la paix et la construction d’une démocratie véritable. Ce dialogue entre malien est plus qu’une nécessité c’est une urgence. Allons-nous continuer à laisser les chefs d’état étrangers, les experts et autres chefs militaires d’autres pays décider de notre sort à notre place et en général hors du Mali ?
Le Parti SADI rappelle au Peuple malien que comme au temps du régime défunt, les autorités actuelles et l’assemblée illégitime qui les soutient, planifient l’organisation d’élections bâclées, frauduleuses, contestables et opaques malgré l’occupation de la région de Kidal par le MNLA et d’autres groupes séparatistes et extrémistes. C’est cette obsession des « présidentiables de ATT » d’accéder au pouvoir le plutôt possible, qui avait occulté les prémisses d’invasion du pays et sa partition. C’est cet aveuglement qui persiste et qui servira de prétexte aux Nations Unies pour installer une « force de partition du Mali » appelée « force d’interposition » pour plusieurs années comme au RD Congo.

Ce régime du FDR qui rappelle celui de Vichy vient de mettre à travers sa « feuille de déroute » le Mali sous tutelle de la France, de l’Union Européenne et des USA. Il lui reste à passer des accords avec le MNLA garantis par ses mentors. Il faut s’y attendre car en définitive, Iyad Ag RHALY, le FDR, le MNLA, le MUJAO et AQMI mènent le même combat tant leurs intérêts s’enchevêtrent !
Pour éviter toute surprise et éviter une humiliation encore plus grande à notre Peuple, le Parti SADI demande à tous ses militants, à ses sympathisants et à tout le Peuple de soutenir par tous les moyens nos forces armées et de sécurité ainsi que les armées des pays frères qui nous soutiennent franchement dans cette rude épreuve.
Restons engagés et vigilants pour construire la démocratie et la liberté pour tout notre Peuple !

Bamako, le 04 mars 2013
Pour le Bureau Politique

Le secrétaire Politique et de la Communication
Mohamed AG AKERATANE

Voir en ligne : http://www.partisadi.net/2013/03/po...

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