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Argentine : le propriétaire terrien William Henry Fisher saccage un lieu sacré Mapuche

vendredi 22 janvier 2010, par Primitivi

Encore une fois le sieur Fisher s’est illustré dans son irrespect des communautés Mapuches argentines. Début novembre nous faisions le relais, au travers des informations indigènes, de l’évacuation violente et de la destruction des maisons de la communauté Mapuche Paicil Antriao dans la province de Neuquén.

Monsieurs Fischer, citoyen des États-Unis et propriétaire terrien en Argentine persiste et signe puisque la semaine dernière il a détruit un site sacré pour les Mapuches. Bien entendu il a reçu l’appui de Jorge Sobish gouverneur de la province, déjà bien connu pour son côté réactionnaire et pour l’assassinat en 2007 de l’instituteur Carlos Fuentealba.

Un propriétaire terrien nord-américain détruit un espace sacré des Mapuches argentins

La communauté Mapuche Paichil Antreao, de la localité de Villa la Angostura, dans la province de Neuquén, a dénoncé la destruction d’un lieu de cérémonie sacré part le propriétaire terrien William Henry Fisher.

Excavation creusée dans le "Pillan Lelfun", lieu sacré Mapuche (communauté Paichil Antreao)

Des membres du peuple Mapuche ont fait connaître que jeudi 14 janvier, une excavation d’environ 3 mètres de profondeur et de 30 de long a été creusée dans le Pillan Lelfun de la communauté.

L’espace sacré qui est utilisé depuis des temps immémoriaux pour les cérémonies Mapuche, représente pour eux "la même importance qu’une Église pour les catholiques", comme l’a expliqué Amandina Gutiérrez à l’Agence Pulsar.

La membre du Lof Paichil Antreao, a précisé qu’une église peut-être détruite et être reconstruite, mais le Pillan Lelfun ne peut pas être reconstruit. "Il est détruit et c’est irréversible" a-t-elle expliqué.

Ce territoire sacré également nommé "Rewe" par la communauté Mapuche, a été détruit avec l’intention de construire une unité de transport d’au eau privée, comme l’a indiqué Amandina Gutiérrez.

Le projet du propriétaire terrien nord-américain William Henry Fisher est gardé par la police de Neuquén et le Groupe d’Opérations Spéciales de la Police de la province du Río Negro voisine.

De plus, la communauté reste encerclé par effectifs des mêmes forces de police qui empêchent l’entrée et la sortie des habitants indigènes.

Quand un groupe de familles Mapuche est arrivé sur le territoire sacré pour le protéger pacifiquement le 18 janvier dernier, les policiers ont ouvert le feu et ils ont commencé à les pourchasser à coups d’arme à feu, lui poursuivant même jusqu’à leurs maisons.

La communauté Mapuche demande une intervention de présidente argentine face à leur évacuation

La Communauté Paichil Antreao a sollicité l’intervention rapide de la présidente Cristina Fernández, face à la violence exercée contre le peuple Mapuche.

Mapuche blessé. Répression policière à Neuquén (communauté Paichil Antreao)

Au travers d’une lettre publique, des membres de la communauté installée au Cerro Belvedere, ont demandé à la première dame argentine pour qu’elle agisse afin d’arrêter la spoliation territoriale et les attaques contre les familles Mapuche.

L’une des demande est "la démilitarisation totale et immédiate de l’espace territorial de la communauté Paichil Antreao, en retirant toute présence armée (policière et para-policière) qu’a mis en place le gouvernement de la province de Neuquén depuis le 2 décembre 2009".

De plus ils demandent que la présidente mette en place "une enquête indépendante et intégrale sur toutes les violations des droits des peuples originaires et des droits de l’homme commis durant cette militarisation, y compris les faits qui sont préalables ou postérieurs à l’évacuation illégale".

La lettre de la communauté exige aussi "la restitution immédiate au peuple Mapuche du Pillan Lelfun, du Rewe (le lieu sacré), sous la tutelle du Lof Paichil Antreao".

Ils sollicitent également "la suspension immédiate des travaux commencées par le Nord-Américain William Fischer dans ce lieu, qui ont déjà abîmé de manière irréversible cet espace cérémonial Mapuche".

Enfin, la lettre demande "la révision intégrale des titres de tout le lot 9 du terrain communal de Villa la Angostura, espace traditionnel d’occupation de la communauté Mapuche Paichil Antreao depuis la fin du 19e siècle"

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