Parents en grève

Mobilisation contre le protocole sanitaire V2 dans les écoles
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Le vendredi 6 novembre 2020, un rassemblement avait lieu devant l’école Espariat de Forcalquier (04)

Suite à un appel national à la grève des parents, dans plein de villes, plein de villages des parents s’organisent pour dénoncer la mise en oeuvre du nouveau protocole sanitaire dans les écoles et pour revendiquer une autre politique.


Voilà l’appel qui était lancé par les parents mobilisés de Forcalquier :

En tant que groupe mobilisé de parents d’élèves de l’école Léon Espariat à Forcalquier (04), nous organisons une

GRÈVE DES PARENTS.

Ce mouvement est conduit dans de nombreuses écoles du département et au niveau national.

En effet, nous dénonçons la politique de prévention sanitaire dans les écoles.

Le protocole mis en œuvre ne sert qu’à manipuler l’opinion publique en faisant porter aux enfants, aux enseignant·e·s et aux parents une responsabilité qui n’est pas la leur. Le gouvernement se défausse sans mesurer les incidences physiques, sociales et psychiques de ses mesures sur la population. Pour exemple, l’obligation du port du masque dès 6 ans ne prend pas en compte les recommandations de l’OMS et de l’UNICEF. De plus, ce protocole sanitaire détourne les enseignant·e·s de leur mission principale : l’instruction.

En soutien aux équipes pédagogiques et dans le sens d’un service public de qualité pour tous, nous réclamons que de véritables moyens soient mis en œuvre par le gouvernement prenant en compte les intérêts supérieurs de l’enfant.

Pour cela nous demandons :

  • la refonte du protocole sanitaire
  • le dédoublement des classes
  • le recrutement immédiat de personnel pour travailler à effectifs réduits dans des locaux plus aérés

Afin de faire valoir ces revendications nous appelons le maximum de parents à retirer leurs enfants de l’école ce vendredi 6 novembre et à se réunir devant l’école à partir de 8h15.

Attention venez masqué.e.s !

Parents mobilisés de l’Ecole Léon Espariat - Forcalquier.
besoin d’autres informations ? -> parentsmobilise04@mailo.com

Voilà un exemple de courrier envoyé à l’inspection académique du Tarn :

Bonjour,

Notre enfant de 7 ans n’a pas fait sa rentrée en classe de CE1 à l’école de Vaour. Par là, nous manifestons avec d’autres nombreux parents, notre opposition au port du masque obligatoire à l’école pour les enfants dès 6 ans.

Nous sommes conscients des précautions sanitaires à observer pour limiter la propagation du coronavirus. Cependant nous estimons que l’on ne peut raisonnablement demander à des enfants de porter un masque toute la journée à l’école - et encore moins, de le porter avec les précautions de rigueur pour assurer son efficacité ! Même la plupart des adultes n’y parviennent pas, alors pourquoi rajouter cette contrainte, qui s’avère au minimum inefficace, voire nuisible, à des enfants qui évoluent, ces derniers mois, dans un climat déjà trop anxiogène ?!
À moins de mettre en place un niveau de coercition inacceptable, il est impossible d’exiger d’un enfant de cet âge qu’il ne manipule pas son masque, ne l’enlève pas et ne joue pas avec.

Les débats, au sein de la communauté scientifique et médicale, sur la pertinence du port du masque chez les enfants dans le contexte actuel, sont encore bien trop contradictoires. On ne peut utiliser les élèves comme cobayes, ou comme l’un des faire-valoir de la gestion de cette crise sanitaire.

Nous demandons donc l’abrogation de cette mesure, pour permettre aux enfants de retrouver un cadre serein à l’école, et pour soutenir le corps enseignant et éducatif, largement hostile à cette nouvelle mesure.
Il est très important que les écoles restent ouvertes, comme lieu repère pour les enfants et les parents, comme lieu d’apprentissages et de socialisation. On ne sait pas combien de temps cette épidémie va durer. Et après cette crise, il pourrait y en avoir d’autres. On ne peut désirer que nos enfants fassent leur scolarité bâillonnés, pas plus que chez eux devant un écran.

Il nous paraît donc urgent et indispensable d’imaginer des solutions autres, adaptées aux besoins des enfants, et cohérentes avec les missions que se donne l’école publique : permettre le travail en plus petits groupes par le recrutement massif de personnel éducatif, et la réquisition de locaux municipaux, favoriser le plus d’activités en extérieur, grâce à l’aménagement des bâtiments, l’extension des préaux, comme cela a déjà été expérimenté, il y a un siècle, pour faire face à la tuberculose et à la grippe espagnole, avec le mouvement des Écoles de Plein Air.

En comptant sur votre engagement dans l’intérêt de nos enfants,


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